Projet de festivités

Projet de festivités

Je viendrai fêter avec toi mon amour

Pour réchauffer ton cœur, te refaire la cour.

Chérie, nous sommes l’harmattan

Le 31 décembre froid sera le temps.

Je serai là et ce sera chaud.

Je ne serai pas las, ce sera show.

Toi et moi, seuls loin des bruits des pétards

Loin des ripailles et beuveries des fêtards.

Nous écouterons à l’unisson battre nos cœurs

Nous contempleront les étoiles, danser à notre bonheur.

Et quand à minuit dans un grand élan

Les cloches joyeuses célébreront le nouvel an,

Grace et bénédictions tomberont sur le toit.

Alors mes premiers mots seront à toi.

Car, le réveillon que je préfère

 Oui, chérie, celui que je veux faire,

 C’est regarder dans tes yeux émerveillés

 L’horloge du temps, engendrer une nouvelle année.

Lancement de Dessins de Silences de Habib DAKPOGAN : et le silence se répandit !

Lancement de Dessins de Silences de Habib DAKPOGAN : et le silence se répandit !

Ce samedi 23 décembre 2017, a eu lieu à Cotonou le lancement du recueil poétique Dessins de silences de l’écrivain béninois Habib Dakpogan, Prix du Président de la république 2015 avec son roman PV salle 6. Notre rédactrice Belkis y était pour vous; – et aussi un peu pour elle…



Dessins

Ils sont venus un à un, en silence, dans un si beau silence ce 23 décembre la veille de la veille de noël pour suivre le lancement de Dessins de Silences de Habib Dakpogan.

Dans leurs yeux, des éclats et des étincelles comme au royaume des étoiles. C’est de cela même qu’il s’agit: la poésie. Les mots étoilés ont attiré un public fou dans la salle polyvalente de bluezone. Le professeur Tossou Okri était là ainsi que d’autres écrivains comme :Florent Eustache Hessou, Jean Paul Tooh-Tooh, Yves Biaou, Hilaire Dovonon etc.

C’est le journaliste culturel Eric Azanney qui a dirigé la séance. Salutations d’usage, mots de bienvenu et descente dans les mots du jour.

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Entretien avec Tatiana CAPO-CHICHI responsable du Club de Lecture et d’Art Oratoire Mini-Leaders.

Entretien avec Tatiana CAPO-CHICHI responsable du Club de Lecture et d’Art Oratoire Mini-Leaders.

Au petit enfant, donnez le petit livre disait Victor Hugo. A l’occasion de la Noël, saveurs livresques pense que le meilleur cadeau que vous pussiez faire à votre  enfant  ou jeune frère, sœur, neveu ou nièce, c’est un livre.

Mais vous pouvez faire encore plus, l’abonner à une bibliothèque ou à un club de lecture, par exemple.  Afin que pour le meilleur et par les livres, il  développe ses facultés et forge sa personnalité.

A l’occasion de la  Noël, nous vous proposons de découvrir à travers cette interview, une institution qui ambitionne de se baser sur les livres pour faire de votre enfant un vrai leader.

Ne nous remerciez pas, les enfants méritent le meilleur !


S.L: Bonjour madame. Saveurs livresques est très honoré de vous accueillir. Pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ?

T.C : Bonjour Saveurs livresques. Je suis Tatiana CAPO-CHICHI, Spécialiste-Consultante en Gestion des Ressources Humaines, Coach et Formatrice en développement personnel.IMG-20171222-WA0007

S.L : Pourquoi Les Mini-leaders ?

T.C : Les Mini-Leaders parce qu’être leader n’a pas de limites d’âge. De nombreuses personnes n’apprennent à agir en tant que leader qu’à l’âge adulte et ont d’ailleurs du mal à prendre ce nouveau pli. Il est important de transmettre à nos enfants, dès le jeune âge des aptitudes qu’ils pourront cultiver tout au long de leur vie car c’est maintenant que la vie d’adulte se prépare. Par ailleurs, notre pays a besoin de docteurs, d’architectes et de d’agronomes. Mais l’idéal ne serait-il pas que ce beau monde soit doté d’une carrure de leader ?Mini-Leaders pour dire que le leadership peut se forger très tôt puis se renforcer au fil des années.

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Un reptile par habitant de Théo ANANISSOH

Un reptile par habitant de Théo ANANISSOH

« Quand quelqu’un fait semblant de mourir, vous faites semblant de l’enterrer. »

Un rept

4ème de couverture :

Narcisse n’aurait vraiment pas dû accourir chez Edith, après l’appel au secours de celle-ci. Il n’aurait pas vu alors sur le carreau du salon le corps de Katouka, et compris qu’il avait partagé la maîtresse d’un homme qui était comme le vice-président du pays. Et, bien sûr, il ne se serait pas trouvé ainsi pris dans l’engrenage d’une disparition forcément suspecte et même menaçante…

Un lieu où il est bien difficile de distinguer le crime de son contraire. La violence comme moyen politique ou moral. Une écriture concise et calme. Un admirable suspense serti d’érotisme. Read more

Souvenirs idylliques

Souvenirs idylliques

On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l’ancien volcan
Qu’on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu’un meilleur avril

Jacques Brel, Ne me quitte pas


Victoire faisait des siennes. Elle en avait déjà marre d’être avec la coqueluche de l’école. Elle m’avait déjà oublié, la routine et la puberté aidant. Il fallait que je me trouve une autre. Une autre qui me fera réfléchir. Oui ! La femme et la fille font cogiter. Mais c’est mal me connaître que de me laisser aller avec la première venue. Je suis trop exigeant. Pour cela, on me traite encore de gonflé. Ce n’est pas grave. Il fallait choisir une qui ne me connût pas assez et qui répondît aux critères : être peu ou prou belle, travailler en classe et aimer la lecture. Rien que cela. Trouver l’idéal n’a pas été la mer à boire. Je t’ai trouvée…

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Tu étais en sixième A,  et avais au premier semestre 15, 83 de moyenne, deuxième de ta classe. Tu étais sérieuse, aimais la lecture -puisque nous nous étions vus plusieurs fois à la bibliothèque municipale.

Je me souviens de ce soir, comme si c’était aujourd’hui. Et dire que six années sont passés… Sur toi, j’avais porté mon choix. J’avais rédigé une missive que j’ai cachée dans un livre de contes que je t’avais, quelques jours auparavant, emprunté. Je lisais beaucoup, à cette époque. En quatrième, la lecture était ma nourriture. Et Molière seul sait combien j’étais -je le suis toujours-, gourmand.

J’avais donc à prouver que je lisais. Cette missive avait été écrite avec une dose adulte de romance.

Tu sais que je ne suis pas timoré. Mais je n’aime pas les grands et inutiles risques. Je t’avais donc mandée de ne lire le mot, que seule. Personne d’autre ne devait le lire, pas même ton ombre. Pour le surlendemain, je voulais le retour. Le lendemain, tu avais répondu. Favorablement. Tu étais déjà amoureuse, bien avant que je vinsse à toi. Tu me fis cette confidence plus tard. Je ne savais pas que je m’implantais en toi, pour toujours… Des semaines sont passées. Nous vivions à fond notre idylle. Tu voulais me présenter à tes parents. Un samedi, après la catéchèse, tu m’emmenas chez toi, pour me présenter à ton papa, en ami.

-Papa, je te présente Deum, mon ami dont je t’ai parlé, fis-tu.

-Ah Deum ! Inès m’a parlé de toi. Tu dois être en quatrième, hein ?

-Oui, Papa. Je suis également le major de la promotion avec 15,02 de moyenne, pour le premier semestre. Je suis ici chez mon oncle paternel, incontournable menuisier-coffreur, mieux connu dans tout Kandi sous le pseudonyme Tonton Gentil, écrit sur la plaque de sa Mate bleue.

-C’est très bien, mon petit…

Nous étions dans la saison des mangues, période dans laquelle, Fadel peut le témoigner, les filles ne résistent pas aux bons mots des garçons, face à un sac de mangues, mûres comme les seins des jeunes filles Baribas ou ceux de Aïcha, la gonzesse Peuhle de mon quartier. J’avais donc tenu à donner, à celui-là qui aurait pu être mon beau-père, un sac de mangues mûres. Aujourd’hui, je pleure face à tous ces souvenirs. Notre histoire est partie en lambeaux. La haine en a pris le flambeau. Tu as beau t’accrocher, j’ai fini par te laisser. Ton cœur, tu as beau l’armer, j’ai fini par le blesser.

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Dans mes yeux noirs, tu voyais clair. Ma vie, aujourd’hui, vacille entre obscurité et lumière. J’ai compris qu’à force de se précipiter, on ne fait les choses qu’à moitié. Pour cela, j’ai laissé l’amour m’inspirer. Je voulais tant polir ton cœur en diamant, sans pour autant faire semblant. Mais c’est lui que j’ai laissé sans vie ; je l’ai fait saigner jusqu’à l’agonie. C’est parce qu’elle est un combat, que la vie a un goût. Et ce n’est pas avec des larmes que tu éteindras l’incendie. Par crainte d’être à nouveau abandonnée, tu as mis du temps à aimer. Mais ton cœur, je l’ai percé. Parce que tu étais aveuglée par l’amour, j’ai voilé ton cœur. Ne crois-tu plus en moi ? Je ne crois plus en rien. Parfois, je me sens seul et triste d’avoir fait place dans ton cœur de glace. Et quand je regarde dans le miroir, il n’y a que tes larmes que je peux y voir. Une chorale de sanglots chantonne alors mes afflictions et fredonne mes désolations car tu es blessée et ton silence en dit long. Mais ce qui est cassé, nous pouvons le réparer, non ? Alors, si tu veux un nouveau départ dans les règles de l’art et loin de la sentimentale géhenne que sont la peine et les haines, viens, je t’emmène.

Fin.


Maurice Godwin Koutchika

Les grandes espérances de Charles Dickens

Les grandes espérances de Charles Dickens

Selon une rumeur colportée par Monsieur Google, le livre dont je m’en vais partager les saveurs avec vous devrait faire le double en volume suivant le projet de son auteur. Et considérer le format et la petitesse de la police des 281 pages que j’ai lues, certains lecteurs au moteur diesel (comme moi) diront : « Quel funeste projet ! ». Mon projet à moi est tout simple : vous présenter Les grandes espérances de Charles Dickens. Avant de vous livrer la fable, je tiens à préciser que l’histoire de Les grandes espérances se passe en l’Angleterre. Et l’Angleterre du XIXè siècle ! Read more