Publié dans Poèmes

Discours sur l’étal de la nation.

 

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Pixabay

Mon frère, ma sœur, mon con-patriote

De boue, enfant de l’amère mère patrie.

Tu ne les emporteras pas au paradis

Ces biens raflés  sur l’étal de l’État.

Tu les étales, ils  sont létaux.

Ils te serreront comme un étau.

Tu ne les emporteras pas au paradis

Mon frère, ma sœur, mon con-patriote.

Ni les comptes aux iles caïmans

Ni les putes aux iles Vierges.

Tu ne les emporteras pas au paradis

Tu mourras, un jour ou une nuit.

Je plongerai ma plume dans ta fosse

Alors mes vers viendront mon frère, ma sœur

Ils viendront te pourrir la mort

Mon con-patriote debout sur le ventre national.

Ils vont te pourrir la mort jusqu’à l’os.

Cent façons.

*

Fin du discours.

Désy Ray.