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Te quiero ! / Désy Ray [Nouvelle]

 

Te quiero

25 février 2017 – 24 février 2018.

Il y aura demain, un an que le drame s’est produit. Depuis, ma vie a changé et je broie du noir à plein temps. Je n’ai pu parler de ce qui s’est passé à personne. On ne m’a rien demandé. Alors que j’aurais bien voulu m’ouvrir pour m’en libérer et prendre un nouveau départ. Depuis que Cosme est parti, je ne suis plus tout à fait le même. Lire la suite de « Te quiero ! / Désy Ray [Nouvelle] »

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Broken Heart / Désy Ray

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pixabay.com

Elle est partie celle que j’aimais

Qui me jurait qu’elle ne me quitterait jamais

Alors naïf, moi j’ignorais

Toutes celles qui à moi accouraient

 

Elle est partie celle pour qui j’écrivais de riches vers

L’automne le printemps l’été comme l’hiver

Me voici aujourd’hui rimant des vers à deux sous

Me voilà vivant sens dessus sens dessous

 

Mais fini ! Elle m’a trop fait marcher

Je remets mon cœur sur le marché

Espérant rencontrer un jour

 

Une âme comme la mienne blessée

Qui de moi ne sera jamais lassée

Et on s’aimera pour toujours


Désy Ray

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J’aime cette nuit / Grégoire Folly

j’aime cette nuit qui te pactise à ma lyre

tes doigts qui gaufrent des vers moins rimés à mes tempes

j’attends que les pétales du soir se ferment dans l’eurythmie

pour recueillir la figue de ton corps

car tu es ce temps qui ne retient son souffle qu’à la lueur de l’ozone

je m’enrhume avec la mare de ton eau sacrée

un long filet filant de jus

comme c’est béni de se retrouver à l’embouchure de ton corps

taillé à la hauteur de mon bas-ventre

un bon Dieu  ne détruira pas pierre sur pierre

notre temple aimé de mégots maures

 


Grégoire Folly

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Et ta peau me toisa …!/ Fabrice Oga

Février mois de l’amour sur votre blog. L’aventure se poursuit en poésie avec aujourd’hui comme invité Fabrice Oga, enseignant de français. Poème 21/28


J’ai rêvé de ton beau teint gémissant

Germé de nulle part

Pour fleurir l’arène aride de mon regard.

La sève de son germe est la vie qui nourrit la berge

De mes envies quand nos corps s’accordent

Au raccord enjôlé de l’éther assoiffé de sueur

Le Zéphyr a soufflé sans souffrir

Et la fraîcheur de ton épiderme fit chanter la douceur

De mes sens Voilà que l’envie me prend

Je te materai jusqu’à demain

Et même au crépuscule de mes jours troués

De désirs amorphes.

Ton haut hissé au tabernacle de ton éclosion

Fait jouir de palpitations le néant de mon séant palpé.

Parcourir ton pourtour avec optimisme

Pour ensevelir les graisses frêles en surplus,

Dans ton antichambre cadenassée…


OGA Fabrice. Enseignant de français des Lycées et collèges.

Fabrice Oga

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En partant By Jovincio Kpehounsi

En partant est sans doute une suite d’un poème que nous vous avons fait lire il y a quelques jours  : Reste un peu !


En partant, ne m’oublie pas.

Donne-moi chaque jour, une pensée, un rêve. Juste une pensée, juste un rêve.

Tu vois je ne suis pas si exigeant à la fin.

Entre les mille cités, les mille rivières et champs que tu croiseras,

Trouve une place à ma solitude,

Un espace pour te souvenir de moi, de moi qui suis loin de toi,

Qui pense à toi, si désespérément.

Je veux seulement avoir une place quelque part dans ton immense vie qui fleurit à l’ombre de tes voyages, de ton horizon toujours plus grand.

Les jours naissent et meurent ici, et ont le même visage

Depuis que ton sourire ne les colore plus.

Même avril n’a pas allumé ses fleurs.

J’imagine que là-bas, au pays des soleils sans feu ni lassitude,

Tu vois bien ce que Dieu n’a pas semé chez nous.

Moi, je reste ici,

L’âme remplie de ce vide

Où résonne sans fin l’écho de ton absence.

Je suis le gardien de ton souvenir.

Mais toi, ne m’oublie pas.

Au moins quand tu ne fais plus rien, pense à moi.

Juste un peu. Je ne suis pas si exigeant.

Je me suis remis à te dessiner.

J’ai fais un portrait de toi sur les murs du musée

Pour que des regards étrangers brûlent ta peau

Je me sentirai dans tous ses yeux qui te verront

Toi sur le mur, comme un pharaon dans une pyramide,

Toi touchant l’immortalité ici et là-bas,

Dans ma mémoire et dans leur regard.

Tu vois, je t’aime encore,

Mais je ne dis plus rien. Je suis sage.

Je laisse le silence immense de ma solitude

Relayer mes prières pour toi.

L’amour vient de l’Équateur comme le soleil.

Pour moi, qui habite l’humble Sud,

Il ne peut briller très fort. Mais entre le milieu et la fin de la terre

Je te cherche encore, et je t’aime encore, malgré le soleil si avare ici.


Jovincio Kpehounsi

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L’après Saint-Valentin/Espoir Jean-luc Honlonkou

Aujourd’hui place au slam ! Février mois de l’amour continue son petit mois de chemin avec ce jour, un invité.


 

Chérie, j’ai décidé de t’écrire ce texte

Parce que je n’arrive pas à garder en moi

Tout ce que je peux ressentir pour toi

Lis-le, c’est pas un test Je t’aime!

C’est vrai c’est ce que je ressens Lire la suite de « L’après Saint-Valentin/Espoir Jean-luc Honlonkou »

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Tu verras…./ Pelphide Tokpo

 

Quand tu seras là, ma Chère tu verras.

Je ne sais combien d’années j’aurai

Accrochées à ma pauvre silhouette.

Mais je serai comme une réglette.

 

Je ne sais si j’aurai déjà, à moi, « un office »

Mais rassure toi, j’y aurais mis le sacrifice.

Pourtant, j’ai grimpé à l’arbre Ecole sans colle

Tu sais, j’ai même touché et retouché sa cime

 

Mais, comme tu ne verras pas j’espère,

Je n’ai retrouvé aucun fruit revenu à terre.

Mais comme tu verras, je n’ai pas croisé les bras

Malgré le sale drap, J’ai tenu et je tiens bon.

 

Greenwich, Tu seras mon Temps Universel

Comme dans la sauce, tu seras mon sel

– Jamais tu ne seras en trop

– Jamais tu ne seras en moins


(Extrait)

Pelphide TOKPO

10-06-2014, 7h15

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Rose nuit

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Ce soir Chérie, aimons-nous à en mourir.

Et je n’aurai plus peur de la mort.

Aime-moi, qu’en mon cœur s’estompent les remords

Et que les sourires fassent place aux tristes soupirs.

 

Je vais  t’aimer sans voir le temps passer.

Je vais t’aimer sans jamais me lasser

Tu m’aimeras comme une partie de toi

Tu me combleras comme un prince, comme un roi.

 

Regarde Ô douce amie : ce soir la lune est rose

Elle comprend et soutient notre cause

Le vent est sponsor, il souffle : – Vive les amoureux !

 

Ce soir donc, aimons nous à en être ivres

Et je connaitrai dès lors  la joie de vivre

C’est un grand soir dans notre histoire : soyons heureux !


Désiré Godonou