Publié dans Poèmes

A la maison des jeunes

Chrys est l’un des lecteurs assidus de notre blog. Il nous fait l’honneur de publier ici  » A la maison des jeunes ». Il faut bien que l’amour naisse quelque part !  C’est le poème 3/28 dans le cadre de notre opération Février, mois de l’amour.


fille homme
pixabay.com

Je ne l’ai pas vu venir
Ce regard si troublant
Je n’ai pas senti le désir
S’immiscer lentement
C’est arrivé sans crier gare
Au fil de nos vies
Un bien étrange hasard
Ou le destin qui sourit…

À la maison des jeunes…

C’était l’un de ces regards
Qui ne trompent pas
Une folle histoire
Qui ne s’explique pas
Des pensées aguichantes
Qui jamais n’abandonnent
Dans cette tourmente
La sortie d’une friendzone

Les soirées passées à rire
Ou à se confier
A se conter nos délires
Ou simplement se taquiner
Tout était si simple alors
Jusqu’à ce regard
Cette envie, ce réconfort
Arrivé au plumard
Sur la rive des prés
Pour tout décupler

C’est à la maison des jeunes
Que les jeunes « juste amis »
Deviennent « juste amants »
Pris en flagrant délit
D’un désir bien plus grand
Quand les rires font place
Aux intenses gémissements
Quand les tabous s’effacent
Dans un souffle indécent
Est-ce une amitié qui se meurt
Ou un amour qui fait jour
Pourquoi cette terrible douceur
Supprime tous les discours ?

À la maison des jeunes…

-« Resteras-tu mon complice
Par monts et par vaux ?
Si je suis séductrice
Me feras-tu écho ?
Serai-je toujours ce pote
A qui tu te confies ?
Cette idiote rigolote
A qui tu souris ? »

Tant de questions en suspens
Tant de réponses dans nos yeux
Et si oser est notre tourment
Je suis prête à jouer le jeu
Car, si je ne l’ai pas vu venir
Ce regard si troublant
Si je n’ai pas senti le désir
S’immiscer lentement
Je sais que ces hasards
Au fil de nos vies
Ne sont que le boulevard
D’un destin qui sourit…


Chrys Amègan