Publié dans Poèmes

J’aime cette nuit / Grégoire Folly

j’aime cette nuit qui te pactise à ma lyre

tes doigts qui gaufrent des vers moins rimés à mes tempes

j’attends que les pétales du soir se ferment dans l’eurythmie

pour recueillir la figue de ton corps

car tu es ce temps qui ne retient son souffle qu’à la lueur de l’ozone

je m’enrhume avec la mare de ton eau sacrée

un long filet filant de jus

comme c’est béni de se retrouver à l’embouchure de ton corps

taillé à la hauteur de mon bas-ventre

un bon Dieu  ne détruira pas pierre sur pierre

notre temple aimé de mégots maures

 


Grégoire Folly