Publié dans Lu pour vous

Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti lu par Habib Dakpogan

Wester tchouk

Prenez un western classique. Remplacez le désert par un relief proche du ciel par les montagnes ; substituez les chevaux à une moto routière irrattrapable. Faites du shérif un policier brutal et concupiscent et ajoutez-lui une petite cour de comparses dédaigneux de toute contrainte éthique. Placez au cœur de cette ménagerie une jeune fille délurée aux allures de bimbo, et un vieux poète à la complainte mélancolique. Mettez au comptoir de l’unique bar une Chinoise servant une liqueur atypique, rougeâtre et fort enivrante. Qu’obtenez-vous ? Quelque chose de purement béninois, customisé Natitingou, affecté d’un doux relent d’éthanol bien distillé. C’est du Western Tchoukoutou, dernier roman de Florent Raoul Couao-Zotti, paru aux Éditions Gallimard en février 2018. Lire la suite de « Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti lu par Habib Dakpogan »

Publié dans Poèmes

Poaime à maman / Désy Ray in Nuits comme vers

Salut mes gourmets livresques. A l’occasion de la fête des mères, je dédie Poaime à maman à toutes les mères du monde. Si vous êtes femme, j’aimerais que vous considériez que c’est pour vous qu je l’ai écrit.

Bonne fêtes à vous chères femmes et ou mères.

fete des mères
pixabay.com

 

A maman, ma mère et à toutes les  mères

En ce jour je viens et te souris ma mère

Toi dont le cœur est une  mer

Tu supportas les caprices de l’enfance

Et pardonna mes vagues de désobéissances

 

En ce jour, je viens et te  souris ma mère

Quand il arrive que la vie me soit amère

Je sais que ton cœur maternel

Me couve d’un soutien inconditionnel

 

Maintenant que mes yeux se sont ouverts

Que je réalise tout l’amour dont tu m’as couvert

Je reviens te combler  d’ovations

Je viens comme un objet de consolation

 

Regarde maman, c’est ton enfant qui te sourit

Ressens maman, c’est ton enfant qui te chérit

Ecoute maman, c’est ton enfant qui t’aime

Reçois maman, c’est ton enfant qui t’offre un poaime[1]

Désy Ray


Et vous , quelle est votre message aux mères en ce jour qui leur est dédié ?

 

[1] © Fusion de poème et aimer.  Il signifie donc : poème d’amour. Oui, c’est un mot que j’ai conçu. Je n’en ai pas encore informé l’Académie . Hahaha

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La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra : Immersion dans le personnage et la fin de règne de Mouammar Kadhafi

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Avec La dernière nuit du Raïs (LDNR), Yasmina Khadra nous offre un saisissant portrait du sulfureux « Guide libyen ». L’auteur se met dans la peau de Mouammar Kadhafi (le récit est à la première personne) pour nous faire vivre les derniers tourments, émotions et réflexions qui pourraient bien être ceux du Guide alors qu’il était pris en sandwich par les insurgés et les pluies de frappes aériennes de l’OTAN. Lire la suite de « La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra : Immersion dans le personnage et la fin de règne de Mouammar Kadhafi »

Publié dans Poèmes

Réveil nocturne / Désy Ray in Nuits comme vers

Coucou les gourmets livresques, je suis Désiré ‘( Désy Ray) administrateur du blog. A mes heures gagnées, je couche des vers par écrit.  Je partage quelques morceaux avec vous. Vous me donnerez vos avis, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui,  je vous propose le titre  Réveil nocturne tiré de mon recueil de  Nuits comme vers.

écrire
pixabay.com

Lève-toi poète

C’est ta muse qui te dit :

Le fleuve de la nuit est navigable

Les vents, ce soir, sont favorables

Lève-toi, ô doux enfant des nuages

Une pluie de vers va naître de toi

Lève-toi,-toi dont les yeux voient l’invisible

Ecoute le vent te souffler ce que l’oreille ne peut entendre

Que ta plume rapporte ce que la langue ne peut dire

La nuit ton fleuve

L’inspiration ta barque

La plume ta pagaie

Lève-toi

C’est l’heure de poétiser.


Désy Ray

 

 

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Pierre et Jean_Guy de MAUPASSANT

Bonjours les gourmets livresques. Comme on dit au Bénin, il y a trois jours. Un concours de circonstances nous a fait rester un peu silencieux sur le blog. Mais nous revoilà ! Aujourd’hui, Alex K-do nous fait goutter à la littérature classique. A table !

Pierre et Jean_Guy de MAUPASSANT

« Mais il nous aimait encore puisqu’il a pensé à toi. Moi je l’aimerai jusqu’à mon dernier soupir, et je ne le renierai jamais, et je t’aime parce que tu es son enfant, et je ne pourrais pas avoir honte de lui devant toi !»

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Publié dans Interview

Entretien avec Habib Dakpogan, Prix du Président de la République 2015

Habib Dakpogan

Saveurs Livresques : Bonjour Habib Dakpogan. Merci de nous faire l’honneur de répondre à nos questions. Vous êtes auteur-écrivain béninois. Vous êtes aussi chanteur et spécialiste en ressources humaines. Mais une question tout aussi banale : comment arrivez-vous à jongler avec toutes ces activités à la fois ?

 
Se sentir polyvalent est très déstabilisant. On a tendance à trop embrasser et faire n’importe quoi à la fin. Et on se dit : « Je me limite, c’est plus sécurisant pour le corps et l’esprit ». Au même moment, il y a un manque inouï qui ronronne, comme un appel de l’Art, comme un devoir compulsif de créer. J’ai mis du temps à me rendre compte que nous pouvons faire beaucoup plus de choses que nous ne croyons. Les capacités du cerveau sont énormes. Et notre énergie est beaucoup plus grande que nous croyons. Après il faut être passionné et audacieux. Vouloir quelque chose. Se sentir en mission pour partager. En définitive, nous n’avons pas le droit de laisser nos capacités en friche sans avoir essayé. Nous devons nous libérer de nos peurs, de nos barrières et ignorer les obstacles. Quand je l’ai compris, j’avance, difficilement, mais j’avance vers mes buts.

 

 

Saveurs Livresques : Quand avez-vous ressenti le besoin d’écrire ?

 
Mon père enseignant avait une immense bibliothèque à la maison. Depuis mes lectures scolaires, je mourais de fascination pour ces auteurs qui nous offraient tant d’odyssées sur place. Quand j’ai lu Notre Dame de Paris, j’étais en quatrième, et j’ai décidé d’être Victor Hugo, ou rien. Après, il y a eu la grande aventure poétique. Baudelaire, Birago Diop, de Banville, Rabearivelo, Verlaine, Heredia, et bien sûr Rimbaud. J’ai commencé à écrire des sonnets à influence très symboliste. Et un jour j’ai découvert dans une revue, peu avant que la bonne ne déchire la page pour faire le feu : « Concours Froissart de poésie ». Il fallait faire un recueil de poèmes. Je me suis lancé. J’ai fini le recueil et mon père m’a aidé à le faire dactylographier et poster. J’avais 15 ans et j’étais de très loin, le plus jeune poète du Centre. Des extraits de mon recueil « Solitudes d’ombres et d’éthers » ont été publiés dans la revue numéro 54. Le Centre Froissart situé à Valenciennes, dirigé alors par Monsieur jean Dauby, m’a mis en contact avec d’autres poètes français. C’est alors que j’ai fait la connaissance d’immenses poètes comme Hervé Lesage, René Char, Jacques Gasc et le grand Eugène Guillevic. Je garderai longtemps le souvenir de nos échanges qui ont fondé mon parcours d’écrivain.
Mais il fallait avoir le bac C et gagner sa vie, car depuis toujours, la poésie n’a jamais nourri son homme. Je me suis déconnecté quelque peu, sans vraiment cesser de lire ou de griffonner. A 16 ans j’ai reçu le Prix des Trois Continents à l’Académie de la Baule, toujours pour la Poésie.

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Partir ou rester…. L’infamante république de Habib Dakpogan : une caricature de l’administration publique !

Partir ou rester

L’auteur

Né à Porto-Novo le 19  aout 1974, Habib Dakpogan est musicien, peintre, spécialiste des ressources humaines mais surtout et c’est ce qui nous intéresse écrivain.

A ce jour, sa bibliographie se résume à quatre ouvrages à savoir :

  • Partir ou rester, l’infamante république, Editions Ruisseaux d’Afrique, 2006 ( Prix SILCO 2008) ;
  • Pv salle 6 Star Editions, 2013  ( Prix du Président de la République 2015) ;
  • Etha contest, Editions plurielles, 2016 ;
  • Dessins de silence, Venus d’ébène 2017.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler du tout premier ouvrage de l’auteur. Lire la suite de « Partir ou rester…. L’infamante république de Habib Dakpogan : une caricature de l’administration publique ! »

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Etha contest de Habib Dakpogan: rire à l’ivresse !

Etha contest Habib Dakpogan

<<Désastre, parlez_moi du désastre, parlez-m’en>> écrivait Léon Gontran Damas dans son poème le « hoquet ». Sa voix n’est pas tombée dans le désert. Les siens ont répondu à son appel de la manière la plus belle. Le désastre en Afrique, le désastre au Bénin. Habib Dakpogan écrivain béninois nous en montre huit clichés à travers son recueil de nouvelles Etha contest  publié aux Editions Plurielles en janvier 2016. Dans ce livre, ça crit, décrit, narre, ordonne et conditionne le  » désastre » car l’auteur fait sien les maux qui tuent lentement son pays comme l’alcool tue lentement son buveur ambulant, pour mettre du mercurochrome dans les plaies infectées par l’amour, les réseaux sociaux, la corruption et surtout le pouvoir, histoire de leur fermer la gueule et alerter le reste encore bien portant du danger qui circule. Parcourons ces lignes. Lire la suite de « Etha contest de Habib Dakpogan: rire à l’ivresse ! »

Publié dans Interview, Lu pour vous

Dessins de silences : Quand Habib Dakpogan égrène une poésie rhapsodique !

 

dessins de silence (2)

Le titre du recueil m’a fait penser d’abord à un autre du paysage littéraire béninois, L’Os du silence de Rodrigue Atchaoué. Une poésie placée sous le sceau du silence ? Me suis-je posé comme question. Mais hélas, c’était vite aller en besogne. Vile précaution en effet, car la poésie est par excellence, ce qui surprend le plus. Je ne devrais pas l’oublier. Lire la suite de « Dessins de silences : Quand Habib Dakpogan égrène une poésie rhapsodique ! »