Oraisons pour un vivant_Jérôme-Michel TOSSAVI

Oraisons pour un vivant_Jérôme-Michel TOSSAVI

 

oraison

 

« L’école est sanctuaire autant que le fouet. »

 

Auteur :Jérôme-Michel TOSSAVI

Editions :Les Editions Savane

Genre :Roman

Année de Parution :2019

Nombre de Pages :133

4e de couverture :

« J’ai lu que le vieux est mort. Banal. Dès qu’on naît pour la vie, on est aussi pour la mort. La mort arrive comme un voleur et repart comme un fugitif. Mais quand une fois elle est passée, elle ne revient pas nouer ce qu’elle a défait. Il arrive que certains la tiennent au collet, l’obligeant à se maîtriser, négocier son appétit. Mais il arrive souvent qu’ici elle requière l’aide de vivants pour pousser sa conquête dans ses bras. Et ça marche… Donc le vieux est mort. Mais il refuse de mourir sans rendre des coups. Et puis, il ne veut pas qu’on lui choisisse sa dernière demeure. Il veut demeurer maitre de sa destination. Alors tout le village va savoir que le vieux est mort. »

Avis personnel :

 

Cette fois-ci je vous présente un livre (spécial pour moi) dont l’auteur ne m’est point étranger.  Je l’ai connu à travers Signatures et balivernes, un recueil de poésie où l’auteur étale tout son savoir-faire dans le genre. Aujourd’hui, je me rappelle encore son passage sur mon Club de lecture (Livre Ouvert). Je retiens de l’auteur tout le plaisir dont il fait montre quand le moment arrive de parler de littérature. Je disais donc que ce bouquin est spécial pour moi parce que de toute ma petite vie c’est la première fois que j’accueille un auteur de ma génération sur Livre Ouvert et que j’assiste dans la même année au lancement d’un autre bouquin de lui. C’est une histoire qui s’écrit sous mes yeux.

 

Dans ce livre, un messager venu de loin avec un message combien délicat. Un message troublant qu’on voile, qu’on atténue, qu’on analyse longuement afin de trouver le bon tempo pour ne pas rendre vulnérables les oreilles. Mais comme, peu importe les circonstances, un message est destiné à être transmis, on finit par l’annoncer ; quitte à ce que les cœurs fragiles rompent. ‘’Le vieux est mort’’. Le narrateur a perdu son père au village natal à la suite d’un accident aux causes on ne peut plus mystiques. Vous êtes au Bénin. Donc ‘’le vieux est mort. ‘’, Mais ça, en tant que lecteur, vous ne le découvrez qu’après une série d’évènements rocambolesques, parfois drôles et quelques fois tristes. Tout le long de ce livre, vos émotions n’auront pas le temps d’être constantes. Les différentes historiettes qui habillent la principale trame du livre (le message) vous malmènent d’émotion en émotion. Vous découvrez d’abord ‘’Petit Majuscule’’ qui ne se lave pas en période d’harmattan. Le prototype d’une enfance marquée de ruses et d’innocentes fourberies. Vous rencontrerez ensuite Lionel et son seul talent pour l’interprétation. Sans oublier les jeunes du quartier qui diluent leurs vies dans la belote et qui tuent le temps avant que ce dernier ne les tue.

 

Le livre de Jérôme-Michel Tossavi ressemble aux Béninois. Il est selon moi plus une autobiographie qu’autre chose. L’auteur l’appelle un roman, mais on ne devrait pas trop se fier à cela.

Si vous cherchez un livre à dévorer en moins d’une semaine, celui-ci est le vôtre.

Alex K-DO

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