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Veronika décide de mourir / Paul Coelho : le secret du bonheur, c’est la folie.

veronika décide de mourir

 

 « Le 21 novembre 1997, Veronika décida qu’était venu le moment de se tuer. Elle nettoya soigneusement la chambre qu’elle louait dans un couvent de religieuses, éteignit le chauffage, se brossa les dents et se coucha »

 

Veronika décide de mourir est un livre du très célèbre écrivain brésilien Paulo Coelho. Je le connaissais juste de réputation, tout en sachant que je devais absolument le lire.

J’ai d’abord été attiré par le titre. Pourquoi une belle et jeune fille – quand on s’appelle Veronika on ne peut qu’être jeune et belle – déciderait –elle de mourir ? Son projet de ‘’ mort’’ réussit-t-il ? Ce sont ces questions que j’avais dans le cœur quand j’ai décidé de vivre ce livre. Lire la suite de « Veronika décide de mourir / Paul Coelho : le secret du bonheur, c’est la folie. »

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Comé le 16 juin 2018. Grande finale du concours scolaire ‘’Lire, c’est élire’’.

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Nombreux ils sont: amoureux des lettres, apprenants, parents d’élèves, enseignants; à venir soutenir ces jeunes apprenants débordants d’énergie par et pour LE LIVRE. Celui retenu pour la finale de cette deuxième édition est une pièce de théâtre publiée aux éditions plurielles dans le cadre du concours « Plumes dorées 2014 ». Lire la suite de « Comé le 16 juin 2018. Grande finale du concours scolaire ‘’Lire, c’est élire’’. »

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Lettre aux vers à mes futurs enfants #FêteDesPères

 

Chers futurs chairs de ma chair, sens de mes sens

Je ne suis qu’un père de vers maintenant

Ma  plume  fidèle dans le ventre de la nuit

Accouche hier, aujourd’hui et demain

Des mots ivres mais libres  qui disent mes peurs

Mes terreurs, mes désespoirs, et  mes espérances

Quelques fois.

Oh oui ; je ne suis qu’un père vers

Et l’inspiration m’a plus d’une fois

Conduit à l’extase : orgasme poétique

J’ai joui, oui je joue avec les mots pour noyer les maux

Dans la fosse commune du temps.

*

Or je suis un mâle et  bientôt viendra ma femelle.

Et je serai bien.

Alors, il viendra des jours ou des nuits

Où s’élèveront des cris, vos cris de nouveaux –nés

Et l’on dira : le poète de la montagne est papa.

Pour vous je serai là et jamais las

Vous serez mes plus beaux vers, ma plus grande Œuvre

Sang de mon sang et sens de mes sens

Je ne serai plus seulement un père-vers

Mais un papa.

*

De moi, vous serez fiers

Je le promets.


Paternellement , Désiré G.

 

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POUR UNE SIGNATURE / Belkis HOUNKANRIN

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Rédacteur sur Saveurs livresques

 

Mélissa a pollué mon sommeil de peur. Et depuis, je ne fais plus de différence entre rêve et réalité.

La sortie de Mélissa de chez elle rimait avec le soufflement d’un vent violent, le soleil s’arrangeait pour ne pas sortir. Les jeunes hommes du quartier avaient jobbé de toutes les manières possibles pour avoir une montre collée à leurs poignets ; il fallait suivre l’heure de près pour ne pas rater un événement très important de la journée ; il fallait voir Mélissa passer ; sa tête, surtout ses yeux ; son élégance vestimentaire, surtout sa démarche tambour. On ne leur racontera pas cela. Les mots ont beau tout faire mais ils ne pouvaient pas selon ces jeunes garçons, décrire tout ce que Mélissa trimballait comme beauté. C’est bien cela ce que traduisait leur comportement que je nomme ‘’la gourmandise des yeux’’. Ainsi chaque midi, ils s’alignaient de part et d’autre du carrefour ‘’Y’’ pour saluer le retour de l’école de la reine du quartier. Le soir c’est pareil. Beauté rebelle. Si tu étais là, tu donnerais ta vie pour elle. Lire la suite de « POUR UNE SIGNATURE / Belkis HOUNKANRIN »

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« Celle qui ne devrait pas naitre » de Sèna Agbofoun :qu’il ne faut pas forcer l’amour !

Avant note de lecture.

Salut les gourmets livresques. Aujourd’hui, je vous parle avec beaucoup de joie du roman qui fait actuellement le buzz au Bénin et qui m’a récemment fait passer une nuit blanche : «Celle qui ne devrait pas naitre» de Sèna Agbofoun !

celle qui ne devrait pas naitre

Mais avant d’ouvrir les pages du livre, permettez-moi de dire quelques mots sur sa publication.

La spécificité de ce roman, c’est qu’il est le premier livre édité au Bénin grâce à une opération de financement participatif. Ce crowdfunding a été initiée dans le cadre du projet BuzzBook229, projet porté par l’écrivain Colince Yann auteur de La princesse du diable et de L’ivrogne de la Sorbonne.

Chaque participant à cette opération a reçu à son domicile un exemplaire du livre spécialement édité à son nom !

Étant donné le peu de soutien que l’État accorde au livre dans notre pays, j’ai toujours défendu l’idée que seule le mécénat et l’implication des communautés à la base pourrait sauver ce secteur et lui donner une vitalité réelle.

Opération réussie !

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Réflexion sur la littérature : « L’écrivain et le choix du sexe de son personnage principal »

« Qu’est-ce qui pousse l’écrivain à décider que ce soit une femme ou un homme qui joue le rôle du personnage principal dans son histoire ? » C’est la question à laquelle Alex K-do tente de repondre dans cet article. Êtes-vous d’accord avec sa réflexion ?

***

On lit souvent un livre sans pour autant décider de réfléchir aux traits de caractère de son personnage principal ou de faire une analyse minutieuse de ses thématiques. Nous ouvrons un livre pour nous faire embarquer par l’auteur dans une aventure inconnue. On espère du plaisir, des surprises et de l’émotion. C’est souvent tout. Pourtant, il ne serait pas judicieux de sortir de la lecture d’un livre sans s’attarder un peu sur l’analyse des détails les plus petits. Lire la suite de « Réflexion sur la littérature : « L’écrivain et le choix du sexe de son personnage principal » »

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Mali, ô Mali / ERIK ORSENNA de l’Académie française

« Si Dieu emplit nos bouches, c’est soit de nourriture pour nous donner vie, soit de sable quand l’heure de mourir est venue. »

O mali

Auteur :Erik ORSENNA

Editions :Le livre de poche

Genre :Roman

Année de Parution :2015

Nombre de Page :445

4ème de couverture :

Voulez-vous les dernières nouvelles du Mali ? Madame Bâ Marguerite se propose de vous y emmener. Elle veut libérer son pays des djihadistes, et c’est petit-fils, ex-footballeur devenu griot, qui raconte sa campagne mi- glorieuse, mi- désespérée. Sur les pas de ce duo, vous rencontrerez les femmes échappées de justesse aux horreurs de la charia. Vous ferez connaissance avec des petits capitaines, soldats d’opérettes, terrorisés par les combats. Vous tomberez sous le charme de leurs épouses prédatrices. Vous verrez  pourquoi bandits et djihadistes  s’entendent comme larrons en foire. Vous saluerez des musiciens et des tisserands, inlassables créateurs des liens qui fabriquent un pays. Vous atteindrez juste à temps Tombouctou pour assister à l’arrivée  des Français…

La fascinante Madame Bâ est de retour.

Orsenna donne corps aux drames du continent tout en épousant sa grâce, sa magie, son instinct de survie. Un conte jubilatoire. Lire la suite de « Mali, ô Mali / ERIK ORSENNA de l’Académie française »

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Lettre fermée au frère buffle mort pour mon déjeuner.

buffle
pixabay.com

 

Frère buffle,

L’autre jour dans un restaurant qui sert de la viande de brousse, je vous ai eu à déjeuner.

Je me dois de vous informer que ce fut un honneur et un privilège pour mon modeste appareil digestif de prendre en charge quelques morceaux de votre viande. C’était la première fois, vous savez…. Non, vous ne pouviez pas savoir mon frère !

Somme toute, ce fut, je vous le dis tout de suite, une belle découverte.

Je fus agréablement surpris, mon frangin, car vous prenant pour l’animal le plus fort de la savane, je me disais que votre chair serait dure, difficile à mâcher. Un peu comme votre cousin le bœuf.

Or sans vouloir vous flatter, sachez que mes canines n’eurent aucun mal à vous dévorer.

Il faut rendre justice aux cuisinières. Votre viande fut bien traitée, bien assaisonnée, bien grillée, nom d’un buffle !

Ainsi, si dans votre agonie, vous vous demandâtes, pourquoi les humains, abrégeaient le nombre de vos années, sachez maintenant, cher frère buffle, que vous ne mourûtes pas en vain.

En effet, des dizaines de personnes ont mangé de votre chair et en ont été émerveillées.

Je pense humblement que vous pouvez en être fier.

Il a fallu votre trépas pour que je me rende compte à quel point vous êtes succulent. Cela me désole ! Mais mettez-vous à ma place !  Je sais que ce n’était pas nécessaire.je sais que j’aurais pu me passer de manger de la viande de buffle une fois dans ma vie. Mais … Mais…

Vous aussi, frère buffle – je sais que comparaison n’est pas raison – vous aussi mangez  des herbes qui sont vos frères. Ne me dites pas que jamais vous n’avez abusé.

Bref, je voudrais seulement que vous trouviez dans cette lettre, l’expression de mon hommage.

Votre frère omnivore.

P.S La digestion fut cependant un peu délicate. Vous fites trois jours et trois nuits dans mon ventre. Je ne sais pas si c’était par vengeance, mon frère. Je suis désolé… Nous les humains, ne sous sentons maitres de la terre que quand nous soumettons les autres êtres.

Frère buffle, vous pouvez maintenant vus considérer comme bienheureux. Vous n’aurez plus plus à supporter les caprices de nous les humains.

Désy Ray.

 

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Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti lu par Habib Dakpogan

Wester tchouk

Prenez un western classique. Remplacez le désert par un relief proche du ciel par les montagnes ; substituez les chevaux à une moto routière irrattrapable. Faites du shérif un policier brutal et concupiscent et ajoutez-lui une petite cour de comparses dédaigneux de toute contrainte éthique. Placez au cœur de cette ménagerie une jeune fille délurée aux allures de bimbo, et un vieux poète à la complainte mélancolique. Mettez au comptoir de l’unique bar une Chinoise servant une liqueur atypique, rougeâtre et fort enivrante. Qu’obtenez-vous ? Quelque chose de purement béninois, customisé Natitingou, affecté d’un doux relent d’éthanol bien distillé. C’est du Western Tchoukoutou, dernier roman de Florent Raoul Couao-Zotti, paru aux Éditions Gallimard en février 2018. Lire la suite de « Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti lu par Habib Dakpogan »

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Poaime à maman / Désy Ray in Nuits comme vers

Salut mes gourmets livresques. A l’occasion de la fête des mères, je dédie Poaime à maman à toutes les mères du monde. Si vous êtes femme, j’aimerais que vous considériez que c’est pour vous qu je l’ai écrit.

Bonne fêtes à vous chères femmes et ou mères.

fete des mères
pixabay.com

 

A maman, ma mère et à toutes les  mères

En ce jour je viens et te souris ma mère

Toi dont le cœur est une  mer

Tu supportas les caprices de l’enfance

Et pardonna mes vagues de désobéissances

 

En ce jour, je viens et te  souris ma mère

Quand il arrive que la vie me soit amère

Je sais que ton cœur maternel

Me couve d’un soutien inconditionnel

 

Maintenant que mes yeux se sont ouverts

Que je réalise tout l’amour dont tu m’as couvert

Je reviens te combler  d’ovations

Je viens comme un objet de consolation

 

Regarde maman, c’est ton enfant qui te sourit

Ressens maman, c’est ton enfant qui te chérit

Ecoute maman, c’est ton enfant qui t’aime

Reçois maman, c’est ton enfant qui t’offre un poaime[1]

Désy Ray


Et vous , quelle est votre message aux mères en ce jour qui leur est dédié ?

 

[1] © Fusion de poème et aimer.  Il signifie donc : poème d’amour. Oui, c’est un mot que j’ai conçu. Je n’en ai pas encore informé l’Académie . Hahaha