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L’auteur est-il responsable des propos de ses personnages ?

 

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En lisant les œuvres littéraires, il nous arrive de tomber sur des passages qui nous choquent et qui peuvent semer la polémique.

Ces propos sont tenus dans le cours de la narration par les personnages desdites œuvres. On peut alors se demander si l’auteur est responsable de ce qu’il fait dire à ses personnages…

Je vais convertir la question en deux interrogations plus précises :

-l’auteur pense-t-il tout ce qu’il fait dire à ses personnages ?

-l’auteur peut-il être condamné pour les propos de ses personnages ? (Doit-il juridiquement assumer les paroles de ses personnages ?) Lire la suite de « L’auteur est-il responsable des propos de ses personnages ? »

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Mon avis sur la Nouvelle liste des Œuvres littéraires au programme de Français

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Depuis le mois de juillet, les élèves et enseignants béninois savaient quels sont les ouvrages qui seront utilisés en classe pour les deux prochaines années scolaires.

Ceci a été rendu possible grâce à l’arrêté N°097/MESTFP/DC/SGM/DESG/DETFP/DIPIQ/SA/084SGG18 portant liste officielle des manuels scolaires autorisés pour les années scolaires 2018-2019 et 2019-2020.

Je voudrais saluer la publication, de bonne heure du document. Les personnes concernées auront eu toutes les vacances scolaires pour se procurer les ouvrages en question et en commencer l’étude.

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Les bibliothèques : des espaces sûrs pour la jeunesse ?

En tant que espaces privilégiés du savoir et de la culture, les bibliothèques occupent une place capitale dans la société. Ce sont des lieux sûrs d’apprentissage, d’alphabétisation et d’éducation qui  contribuent à former de nouvelles idées. Elles garantissent l’acquisition des connaissances accumulées par les générations antérieures et constituent des espaces sûrs de distraction saine.
En réalité comment les bibliothèques constituent-elles des espaces sûrs pour la jeunesse ?

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A la bibliothèque, les activités tournent autour de l’appropriation du livre, où la jeunesse peut savourer le plaisir des histoires et expérimenter une approche ludique et plurielle de la lecture, ce sont des temples du savoir. Lire la suite de « Les bibliothèques : des espaces sûrs pour la jeunesse ? »

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Bande de lecteurs, ne tuons pas l’écrivain béninois.

Je sais. Je me suis levé du mauvais pied (Je ne sais plus si c’était le gauche ou le droit).
Aujourd’hui j’aimerais nous interpeller, amoureux du livre sur notre responsabilité quant au bien-être des écrivains. Ces hommes et femmes qui comme je le dis souvent, passent des nuits blanches à noircir des pages, afin de nous offrir des (bonnes) heures de lecture, et du bonheur (bien souvent).

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Fautes sur les actes administratifs : De l’urgence de recruter des correcteurs

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Quand je suis face à une personne qui commet des fautes ou erreurs de « français », je me dis que c’est la faute à la précipitation, c’est le propre de l’oralité. Quand aussi je tombe sur un jeune au speech saccagé, pour ne pas dire gavé de fautes, je me montre clément envers lui sachant qu’il est le disciple d’une école en ruine. Quand par ailleurs dans un journal je bute sur des fautes, quel que soit leur gravité, j’argumente que c’est le péché de la précipitation, surtout quand je sais dans quelles conditions les journaux fonctionnent la nuit. Il n’est pas facile de bloquer le chemin de l’imprimerie à une faute quand on est sous les caresses du sommeil, ou en proie à la fatigue et aux affronts des moustiques. Quoiqu’on dise, quelles que soient les excuses, une faute garde son statut de faute.

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Réflexion sur la littérature : « L’écrivain et le choix du sexe de son personnage principal »

« Qu’est-ce qui pousse l’écrivain à décider que ce soit une femme ou un homme qui joue le rôle du personnage principal dans son histoire ? » C’est la question à laquelle Alex K-do tente de repondre dans cet article. Êtes-vous d’accord avec sa réflexion ?

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On lit souvent un livre sans pour autant décider de réfléchir aux traits de caractère de son personnage principal ou de faire une analyse minutieuse de ses thématiques. Nous ouvrons un livre pour nous faire embarquer par l’auteur dans une aventure inconnue. On espère du plaisir, des surprises et de l’émotion. C’est souvent tout. Pourtant, il ne serait pas judicieux de sortir de la lecture d’un livre sans s’attarder un peu sur l’analyse des détails les plus petits. Lire la suite de « Réflexion sur la littérature : « L’écrivain et le choix du sexe de son personnage principal » »

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[ Vigilance sur internet] Comment Donald Trump nous enseigne d’ être prudents sur le web! 

Que tout ce qui est caché ou pas sera révélé au grand jour.

En tant qu’ informatiste, la principale leçon que je retiens des élections présidentielles qui viennent de s’ achever  aux États-Unis d’ Amérique n’ est pas qu’il ne faut plus faire confiance aux sondages ni se fier au médias Lire la suite de « [ Vigilance sur internet] Comment Donald Trump nous enseigne d’ être prudents sur le web! « 

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[ De l’hermétisme en poésie]Bandes de poètes, pour qui écrivez-vous? 1/2

Vous avez déjà lu un poème ou pire un recueil de poèmes sans le comprendre du début à la fin ?

Levez la main gauche – celle du cœur comme disent les poètes – si cela vous est déjà arrivé …

Ah ! Nom d’une plume ! Je vois que la majorité de mes lecteurs lèvent la main…

Je ne sais pas si vous devez en être fiers, cependant merci pour  votre  poétique honnêteté…J’avoue que moi aussi… Bon !

Il parait que cela s’appelle en poésie l’hermétisme… Les poètes jouent ils parfois à  se payer nos têtes ?

Pourtant, on se souvient bien de ces jolis petits poèmes appris par cœur au cours primaire. Des textes innocents parfois naïfs mais suffisamment compréhensibles pour émouvoir le dernier cœur de pierre… Vous vous rappelez ? (Heu… je ne dis pas qu’il, y ait des cœurs de pierre parmi les lecteurs de mon blog hein.)

Qu’est-ce que la poésie ?  Pour qui écrivent les poètes ?  Quand le poète écrit, pense t-il à la compréhension du lecteur? Qu’est-ce que la poésie a de particulier en tant que genre littéraire ?

J’ai laissé la plume à une dizaine de  poètes béninois afin qu’ils répondent à ces questions… Dans l’ordre, dans le désordre,  dans le détail et dans la liberté. Leurs propos seront diffusés en deux temps, deux articles.

Voici les  premiers avis ! ( Article 1/2 donc)

Carmen Toudonou, auteure de Noire Venus.

Je pense que le poète doit se soucier d’une certaine intelligibilité à défaut de compréhension quand il écrit.

La première chose que l’on souhaite communiquer  à travers un poème, c’est une émotion.

Il existe une version toute béninoise de la poésie qui veut que la poésie soit une synthèse du dictionnaire des mots difficiles. Et je pense que la poésie que la poésie est bien plus que ce bout à bout de mots compliqués  que les gens appellent ici : la vraie poésie.

Mechac Adjaho , auteur de Éclats de vers.

J’écris pour ceux qui m’écoutent, j’écris pour ceux qui me lisent, ceux qui ont du cœur et qui peuvent écouter, j’écris pour ceux qui n’ont pas d’a priori.

Alors, est ce que je me soucie de leur compréhension ? Pour être honnête, moi j’écris comme quelqu’un qui pleure, comme quelqu’un qui rit. C’est d’abord épidermique, c’est naturel. Quand on a envie de pleurer, on ne réfléchit pas à ce que peuvent en penser les gens; quand on a envie de rire, quand on a envie de sourire quand on voit un paysage, quand on voit une femme qui vous plait, quand on voit un décor qui vous charme on ne réfléchit pas à ce qu’en pensent les autres avant de réagir.  Moi je pelure, je ris, je souris, je danse et honnêtement au départ sans me préoccuper de comment le prendraient ceux qui sont autour de moi. Et ensuite quand je finis de pleurer, évidemment,  je reste ouvert à des questions du genre : qu’est ce qui te fait pleurer, qu’est ce qui ne va pas ?

Et c’est cela la suite de mes écrits.  En même temps, je n’envoie pas mes lecteurs au dictionnaire. Vous verrez que j’utilise très rarement dans mes textes des mots recherchés. Mais je pense que la force du poète c’est d’utiliser des mots simples pour dire des  choses assez complexes et dures à vivre, assez recherchées… Les mots peuvent être simples mais la construction difficile. Les mots peuvent être simples et le rendu peut ne pas être évident pour tout le monde.

En même temps, la poésie, ce n’est pas non plus un manuel scolaire et donc on ne va pas attendre de ceux qui viennent vers nous qu’ils soient des esprits simples incapables de s’élever.  Donc voilà. On va faire une poésie que tout le monde peut lire, mais en même temps on va faire une poésie que ne peuvent comprendre que ceux qui savent prendre de la hauteur et s’élever un tout petit peu parce que la poésie c’est un voyage. On vous invite à un voyage au-delà ceux dont vous avez l’habitude. Il est donc important que nous pussions entendre les choses de cette façon.

Constantin Amoussou auteur de Hydraulique de mes paupières.

Non, quand j’écris je ne pense pas forcément à la compréhension du lecteur.  J’écris mon niveau de langue, j’écris dans une langue correcte, et j’écris par moments dans une langue neuve.

Carmen Edison Adjovi, slameur.

J’écris parce qu’ écrire est pour moi une thérapie. Une façon de me dire sur un silence, d’offrir un bel instant de liberté à mes émotions et de rompre en moi ce secret relatif à tous ce que m’inspirent certaines rencontres… Ceci dit, j’écris pour moi et pour mes muses. En ce qui concerne la question relative à la compréhension… je n’écris pas avant tout pour me faire comprendre du lecteur, non. J’écris pour exprimer mon identité, lui faire partager ma transe et l’emmener dans mon monde… Sinon, toutes les poésies se ressembleraient et auraient une forme un peu trop standard… La poésie est liberté d’expression, émotion et imagination.  Et la manière d’exposer et d’appréhender ces états varie d’un individu à un autre.

Myrtille Akofa Haho auteure de Escalades

J’écris pour me sentir bien, pour exprimer des émotions, partager des émois avec mes semblables.  La poésie a toujours eu pour moi quelque chose de fascinant qui ne s’explique pas. Chaque poète a sa particularité et son répondant par sa plume. C’est ce qui fait son identité.

Oui, il faut avoir à cœur la compréhension du lecteur et l’amener à s’inviter dans l’univers du poète. Le lecteur peut comprendre sans approuver mais cela y va de sa culture.  Souvent l’inspiration est inexplicable et ne se justifie pas.  Ce qui rend des texte imperméables à toute compréhension. Le tout est d’avoir la sensibilité requise quand on publie et quand on lit.

A présent, votre avis m’intéresse !  En attendant le deuxième article sur la même question , je voudrais déjà savoir :

  • que pensez-vous ou retenez-vous de ces différents avis?
  • Votre perception de la poésie et du poète change t-elle?
  • Comment définiriez vous à présent, l’hermétisme?

Vive la poésie !

Vivent les poètes et les amoureux de la poésie !

Je vous remercie !


Désiré Godonou