Google en milieu scolaire : Générateur de paresseux ? – Saveurs livresques

Google en milieu scolaire : Générateur de paresseux ? – Saveurs livresques

Quand avez-vous consulté Google pour la dernière fois ? Si vous lisez cet article, il y a de fortes chances qu’il soit le résultat d’une recherche sur le puissant moteur de recherche.

Que ce soit pour savoir la vitesse du déplacement d’une tortue de deux ans, connaitre la définition du mot jdjezdjk, ou avoir des ressources sérieuses pour écrire un article, je suis comme vous : je tape dans le plus célèbre des moteurs de recherche ma requête et presque toujours, la recherche est fructueuse. Presque toujours, oui car Google ne sait pas tout. Je n’ai pas trouvé définition du mot jdjezdjkRead more

Désamour des livres : faut-il supprimer les séries littéraires ? – Saveurs livresques

Désamour des livres : faut-il supprimer les séries littéraires ? – Saveurs livresques

Le jour où le gouvernement béninois décidera de supprimer la série A, pardonnez-moi si je soutenais la mesure ! J’aurais eu de bonnes raisons. Le rapport des élèves des séries littéraires à la lecture et aux livres est – de par mon expérience- l’un des plus mauvais et des plus regrettables qui soient ! Read more

De la nécessité de restaurer la lecture ! Par Didier VOITAN, documentaliste – Saveurs livresques

De la nécessité de restaurer la lecture ! Par Didier VOITAN, documentaliste – Saveurs livresques

Une enquête réalisée par l’INFODOC en 2013 donne froid au dos. En effet, selon cette revue, deux apprenants sur trois au Bénin n’ont jamais visité la bibliothèque de leur école ou un centre de lecture. Pourtant, les avantages de la lecture sur l’être humain sont d’une importance capitale. Read more

Interview avec Hermione Dossou-Kohi, Archiviste-Documentaliste – Le livre en milieu scolaire

Interview avec Hermione Dossou-Kohi, Archiviste-Documentaliste – Le livre en milieu scolaire

Bonjour chers gourmets de saveurs livresques. Dans le cadre de ‘’Décembre, mois du livre en milieu scolaire’’, j’ai eu un entretien avec une spécialiste de l’information documentaire, engagée dans l’accès aux livres.

Hermione Dossou-Kohi est archiviste-documentaliste. Je vous invite à lire cette interview et à me faire part de vos impressions.

Saveurs livresques : Bonjour Madame Hermione Dossou-Kohi. Merci de nous accorder de cet entretien. Veuillez vous présenter aux lecteurs de saveurs livresques.

Hermione Dossou-Kohi : Mon nom est Hermione Isabelle DOSSOU – KOHI, Archiviste Documentaliste, consultante et formatrice.

De façon bénévole, je travaille sur la problématique du livre en milieu scolaire.

Hermione Dossou-Kohi

Saveurs livresques : En 2017, vous avez lancé un projet pour la mise en place d’une bibliothèque au CEG Davié de Porto-Novo, quelles étaient vos motivations ?

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Ce que le livre doit à l’environnement Par Alex K-do accro aux livres et écologiste .

Ce que le livre doit à l’environnement Par Alex K-do accro aux livres et écologiste .

 

livre environnement

Comment concilier Fabrication de livre et Écologie ? Souvent les gens perdent facilement de vue l’impact que la fabrication du livre, du papier peut avoir sur la sécurité de notre Écosystème. Nouveau, achetons ce nouveau livre à la librairie du coin. Un livre que de toutes les façons nous n’allons pas jeter à la poubelle après lecture. Nous le gardons dans notre bibliothèque. Nous le prêterons peut-être à des amis si nous ne sommes pas trop pingres. Alors il est où le problème Monsieur Écolo ?

Bah, le problème il n’est pas ici devant toi là maintenant mais loin là-bas, avant même l’étape où l’on dépose ton livre sur l’étagère de la librairie.

Avant d’imprimer les bouquins en imprimerie, on a besoin de papier donc de pâte à papier dans un premier temps. (Oui ! Le papier ne tombe pas (encore) du ciel).

Mais comment fabrique-t-on la pâte à papier ?

La principale matière première de la fabrication de la pâte à papier provient des arbres (les eucalyptus, les peupliers, etc.) La pâte à papier est faite d’un mélange de fibres de bois et d’eau. Le bois est écorcé, broyé mécaniquement et cuit avec des produits chimiques. (Lisez-bien CHI-MI-QUES)

 

Cycle du livre

La production du livre participerait-elle à la déforestation ?

En effet, il faut 2 à 3 tonnes de bois pour fabriquer une tonne de papier classique. Dans le monde, 1 arbre abattu sur 5 est consommé par l’industrie papetière. (Source : ecoinfo.cnrs.fr) Ces chiffres sont vieux de 8 ans. Aujourd’hui, je me dis qu’ils se seraient encore alourdis. Avec le besoin croissant de papiers, les forêts primaires sont détruites et remplacées par la plantation d’arbres comme l’eucalyptus. Ce n’est donc plus la flore seulement qui se trouve menacée mais la faune qui y vit aussi.

Appétit vorace pour l’eau et l’énergie

L’industrie papetière se classe au 2nd rang en consommation d’eau douce. Elle serait aussi à l’origine de 1,05% des émissions globales de gaz à effet de serre. (Source : ecoinfo.cnrs.fr)

Dans les différentes étapes de la conception du livre papier, se trouve entre autres le transport des matières premières (bois) et de la pâte blanche d’un point à un autre parce qu’elle est souvent importée. Ce transport génère des émissions de gaz à effet de serre. Une fois la pâte à l’imprimerie, plus d’une activité nécessiteront l’utilisation du courant électrique.

Alors que faut-il faire ? Arrêter la fabrication du livre en papier ?

Non… quelle idée ! Comment se séparer du plaisir du toucher de la matière papier, de humeur l’odeur du neuf dans les pages, l’odeur de l’imprimerie. (C’est vrai que le livre numérique devient une alternative sérieuse mais c’est là encore un autre débat). On ne peut pas cesser de lire pour autant. On ne peut cesser de produire du papier pour nos imprimeries quand bien même je pense que le livre numérique est plus respectueux de la nature que le papier. Nous pourrions proposer aux structures de fabrication de pâte à papier de s’investir dans le recyclage des papiers journaux (ces papiers qui généralement n’ont d’intérêt que pendant une journée), les vieux papiers et les cartons inutiles.

Je trouvais important qu’en tant qu’amoureux de la lecture, nous soyons au courant de ce que nous devons à l’environnement. Qu’ensemble nous trouvions une manière d’équilibrer la balance, de réparer les dégâts que notre passion encourage.

Réfléchissons-y correctement ! En fait, je pense qu’un amoureux de livre devrait aussi être un amoureux de la nature, une personne que la dégradation de l’environnement interpelle. On pourrait ensemble créer un mouvement d’action dans ce sens. Qu’en pensez-vous ? Je ne sais pas le nom qu’on donnerait à un tel mouvement. Peut-être… « Planter des livres » ou « Un livre lu, un arbre à planter.» Si vous devriez planter autant d’arbres que de livres que vous avez lus, combien d’arbres auriez-vous déjà plantés en 2018 ?

Parlez-moi de vos idées de choses à faire, d’actions à mener.

 

** Chiffres et statistiques vérifiables sur [https://ecoinfo.cnrs.fr/2010/11/23/les-impacts-de-la-fabrication-du-papier/]

 

 

 

Alex K-do

Que l’écrivain et le lecteur doivent planter des arbres.

Que l’écrivain et le lecteur doivent planter des arbres.

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Au Bénin, chaque 1er juin, la nature est en fête. En fait, c’est la Journée nationale de l’arbre. Les citoyens sont invités à planter des arbres et à les entretenir afin de contribuer au reboisement du territoire.

En tant que poète et amant de la nature Je me réjouis de la pérennité de cette ‘’fête’’. Or en y pensant bien je me suis rendu compte que nous autres qui sommes dans la chaine du livre : auteur, éditeur, libraire, bibliothécaire, lecteur, avons une responsabilité particulière dans la restauration du couvert végétal. En effet, c’est grâce aux arbres que l’on produit des livres, du papier d’une façon plus globale.

Il faut  17 à 19 arbres pour obtenir une tonne de papier. Selon le WWF la consommation mondiale de papier dépasse 330 millions de tonnes par ans. Et bien entendu, cette consommation est croissante. Ce qui signifie qu’il faut couper plus d’arbres, un vrai mal nécessaire…

Dans un contexte de réchauffement climatique, nul ne peut rester indifférent. Certes les imprimeurs font de plus en plus d’efforts pour avoir des productions respectueuses de l’environnement. Nous devons les soutenir à notre manière.

L’écrivain doit être conscient qu’il faut des arbres pour éditer ses manuscrits, et en tant que bibliothécaire, je sais qu’il faut aussi du bois pour équiper une bibliothèque : rayons, présentoirs, bureaux, etc.

Chacun a donc un rôle à jouer : l’auteur doit choisir un éditeur qui travaille avec un imprimeur «  responsable » envers la nature, le lecteur doit éviter de détruire des livres. Un livre n’est jamais trop vieux. Mais si vous voulez vraiment vous en débarrasser, vous pouvez soit l’offrir à un ami, soit le faire recycler.

Je suis conscient qu’en Afrique et particulièrement au Bénin, il n’existe pas encore de système de recyclage efficace. Si vous avez des exemples de système de recyclage dans vos pays –surtout africains- parlez nous –en dans les commentaires en bas d’article.

Il existe aujourd’hui l’alternative que constitue le livre numérique… Mais je dois avouer que j’aime beaucoup sentir l’odeur d’un livre, c’est une relation particulière que le numérique n’apportera jamais.

En conclusion, chaque acteur du livre doit prendre conscience du danger que son métier ou sa passion fait courir à la terre. Respecter les livres, bien les entretenir car au fond, un livre est un arbre défunt qui vit pour vous.

Je crois vraiment que les arbres peuvent se sentir honorés d’être transformés en livres, En reconnaissance, que les acteurs du livre plantent des arbres !

Je vous recommande pour finir cette nouvelle que j’ai beaucoup aimée : L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono, à télécharger via ce lien.

Avez-vous déjà planté un arbre ? Aimez-vous lire ou écrire sous les arbres? Dites-moi tout…

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