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Dessins de silences : Quand Habib Dakpogan égrène une poésie rhapsodique !

 

dessins de silence (2)

Le titre du recueil m’a fait penser d’abord à un autre du paysage littéraire béninois, L’Os du silence de Rodrigue Atchaoué. Une poésie placée sous le sceau du silence ? Me suis-je posé comme question. Mais hélas, c’était vite aller en besogne. Vile précaution en effet, car la poésie est par excellence, ce qui surprend le plus. Je ne devrais pas l’oublier. Lire la suite de « Dessins de silences : Quand Habib Dakpogan égrène une poésie rhapsodique ! »

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[Journée mondiale de la poésie] La naissance d’un poème / Désiré Godonou

Le 21 mars a été proclamé Journée mondiale de la poésie par la Conférence générale de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture, lors de sa 30° session, à Paris, en octobre et novembre 1999.
En savoir plus ? Cliquez ici.
A cette occasion, je vous propose ce petit poème sur le processus de genèse d’un poème.  Ceci dit, je prétends que la poésie n’est pas fille de l’intelligence. J’affirme souvent que le poète n’est  qu’un enfant de cœur. Je développerai ma pensée dans un article qui ne saurait tarder.
A votre  avis, qu’est-ce que la poésie? Comment nait-elle et quel est son rôle?  Pour qui écivent les poètes? Voici les réponses de quelques poètes béninois.

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Lancement de Dessins de Silences de Habib DAKPOGAN : et le silence se répandit !

Ce samedi 23 décembre 2017, a eu lieu à Cotonou le lancement du recueil poétique Dessins de silences de l’écrivain béninois Habib Dakpogan, Prix du Président de la république 2015 avec son roman PV salle 6. Notre rédactrice Belkis y était pour vous; – et aussi un peu pour elle…



Dessins

Ils sont venus un à un, en silence, dans un si beau silence ce 23 décembre la veille de la veille de noël pour suivre le lancement de Dessins de Silences de Habib Dakpogan.

Dans leurs yeux, des éclats et des étincelles comme au royaume des étoiles. C’est de cela même qu’il s’agit: la poésie. Les mots étoilés ont attiré un public fou dans la salle polyvalente de bluezone. Le professeur Tossou Okri était là ainsi que d’autres écrivains comme :Florent Eustache Hessou, Jean Paul Tooh-Tooh, Yves Biaou, Hilaire Dovonon etc.

C’est le journaliste culturel Eric Azanney qui a dirigé la séance. Salutations d’usage, mots de bienvenu et descente dans les mots du jour.

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Daté Atavito Barnabé-Akayi – « Les escaliers de caresses » ou la poésie du plus que désir.

« Les escaliers de caresses »  de Daté Atavito Barnabé-Akayi  : lu pour  » Saveurs livresques  »  par Djamile Mama Gao  :  « la poésie du plus que désir « .


Il semble avoir choisi le langage des brisures. Et en ce sens, apparemment, la seule évidence pour lui, c’est qu’en écriture, il n’y a point d’évidence. D’ailleurs, ses œuvres poétiques le prétendent amplement. De Noire comme la rosée, Plumes Soleil, Cotonou, 2011 ; à Tristesse ma maîtresse, Plumes Soleil, Cotonou, 2011 ; en passant par Solitude mon S, Plumes Soleil, Cotonou, 2012 ; jusqu’à Tes lèvres où j’ai passé la nuit. Imonlè 158, Plumes Soleil, Cotonou, 2014 ; on perçoit un renouvellement perpétuel, une permanente déconstruction des coutumes du genre, une transgression assumée de la typographie poétique, une élaboration phrastique propre. Lire la suite de « Daté Atavito Barnabé-Akayi – « Les escaliers de caresses » ou la poésie du plus que désir. »

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Ecrin d’ivresse de Lhys Dègla et Edison Adjovi: un duo enchanteur à lire en duo

Ecrin 1

« Les grands artistes ont du talent dans leur hasard et du hasard dans leur talent » disait Victor Hugo. Cette citation convient parfaitement pour parler du contexte de genèse mais aussi de la qualité littéraire d’Ecrin d’ivresse, le recueil de poèmes coécrit par Edison Adjovi et Lhys Dègla, deux jeunes poètes béninois. Lire la suite de « Ecrin d’ivresse de Lhys Dègla et Edison Adjovi: un duo enchanteur à lire en duo »

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[ De l’hermétisme en poésie]Bandes de poètes, pour qui écrivez-vous? 1/2

Vous avez déjà lu un poème ou pire un recueil de poèmes sans le comprendre du début à la fin ?

Levez la main gauche – celle du cœur comme disent les poètes – si cela vous est déjà arrivé …

Ah ! Nom d’une plume ! Je vois que la majorité de mes lecteurs lèvent la main…

Je ne sais pas si vous devez en être fiers, cependant merci pour  votre  poétique honnêteté…J’avoue que moi aussi… Bon !

Il parait que cela s’appelle en poésie l’hermétisme… Les poètes jouent ils parfois à  se payer nos têtes ?

Pourtant, on se souvient bien de ces jolis petits poèmes appris par cœur au cours primaire. Des textes innocents parfois naïfs mais suffisamment compréhensibles pour émouvoir le dernier cœur de pierre… Vous vous rappelez ? (Heu… je ne dis pas qu’il, y ait des cœurs de pierre parmi les lecteurs de mon blog hein.)

Qu’est-ce que la poésie ?  Pour qui écrivent les poètes ?  Quand le poète écrit, pense t-il à la compréhension du lecteur? Qu’est-ce que la poésie a de particulier en tant que genre littéraire ?

J’ai laissé la plume à une dizaine de  poètes béninois afin qu’ils répondent à ces questions… Dans l’ordre, dans le désordre,  dans le détail et dans la liberté. Leurs propos seront diffusés en deux temps, deux articles.

Voici les  premiers avis ! ( Article 1/2 donc)

Carmen Toudonou, auteure de Noire Venus.

Je pense que le poète doit se soucier d’une certaine intelligibilité à défaut de compréhension quand il écrit.

La première chose que l’on souhaite communiquer  à travers un poème, c’est une émotion.

Il existe une version toute béninoise de la poésie qui veut que la poésie soit une synthèse du dictionnaire des mots difficiles. Et je pense que la poésie que la poésie est bien plus que ce bout à bout de mots compliqués  que les gens appellent ici : la vraie poésie.

Mechac Adjaho , auteur de Éclats de vers.

J’écris pour ceux qui m’écoutent, j’écris pour ceux qui me lisent, ceux qui ont du cœur et qui peuvent écouter, j’écris pour ceux qui n’ont pas d’a priori.

Alors, est ce que je me soucie de leur compréhension ? Pour être honnête, moi j’écris comme quelqu’un qui pleure, comme quelqu’un qui rit. C’est d’abord épidermique, c’est naturel. Quand on a envie de pleurer, on ne réfléchit pas à ce que peuvent en penser les gens; quand on a envie de rire, quand on a envie de sourire quand on voit un paysage, quand on voit une femme qui vous plait, quand on voit un décor qui vous charme on ne réfléchit pas à ce qu’en pensent les autres avant de réagir.  Moi je pelure, je ris, je souris, je danse et honnêtement au départ sans me préoccuper de comment le prendraient ceux qui sont autour de moi. Et ensuite quand je finis de pleurer, évidemment,  je reste ouvert à des questions du genre : qu’est ce qui te fait pleurer, qu’est ce qui ne va pas ?

Et c’est cela la suite de mes écrits.  En même temps, je n’envoie pas mes lecteurs au dictionnaire. Vous verrez que j’utilise très rarement dans mes textes des mots recherchés. Mais je pense que la force du poète c’est d’utiliser des mots simples pour dire des  choses assez complexes et dures à vivre, assez recherchées… Les mots peuvent être simples mais la construction difficile. Les mots peuvent être simples et le rendu peut ne pas être évident pour tout le monde.

En même temps, la poésie, ce n’est pas non plus un manuel scolaire et donc on ne va pas attendre de ceux qui viennent vers nous qu’ils soient des esprits simples incapables de s’élever.  Donc voilà. On va faire une poésie que tout le monde peut lire, mais en même temps on va faire une poésie que ne peuvent comprendre que ceux qui savent prendre de la hauteur et s’élever un tout petit peu parce que la poésie c’est un voyage. On vous invite à un voyage au-delà ceux dont vous avez l’habitude. Il est donc important que nous pussions entendre les choses de cette façon.

Constantin Amoussou auteur de Hydraulique de mes paupières.

Non, quand j’écris je ne pense pas forcément à la compréhension du lecteur.  J’écris mon niveau de langue, j’écris dans une langue correcte, et j’écris par moments dans une langue neuve.

Carmen Edison Adjovi, slameur.

J’écris parce qu’ écrire est pour moi une thérapie. Une façon de me dire sur un silence, d’offrir un bel instant de liberté à mes émotions et de rompre en moi ce secret relatif à tous ce que m’inspirent certaines rencontres… Ceci dit, j’écris pour moi et pour mes muses. En ce qui concerne la question relative à la compréhension… je n’écris pas avant tout pour me faire comprendre du lecteur, non. J’écris pour exprimer mon identité, lui faire partager ma transe et l’emmener dans mon monde… Sinon, toutes les poésies se ressembleraient et auraient une forme un peu trop standard… La poésie est liberté d’expression, émotion et imagination.  Et la manière d’exposer et d’appréhender ces états varie d’un individu à un autre.

Myrtille Akofa Haho auteure de Escalades

J’écris pour me sentir bien, pour exprimer des émotions, partager des émois avec mes semblables.  La poésie a toujours eu pour moi quelque chose de fascinant qui ne s’explique pas. Chaque poète a sa particularité et son répondant par sa plume. C’est ce qui fait son identité.

Oui, il faut avoir à cœur la compréhension du lecteur et l’amener à s’inviter dans l’univers du poète. Le lecteur peut comprendre sans approuver mais cela y va de sa culture.  Souvent l’inspiration est inexplicable et ne se justifie pas.  Ce qui rend des texte imperméables à toute compréhension. Le tout est d’avoir la sensibilité requise quand on publie et quand on lit.

A présent, votre avis m’intéresse !  En attendant le deuxième article sur la même question , je voudrais déjà savoir :

  • que pensez-vous ou retenez-vous de ces différents avis?
  • Votre perception de la poésie et du poète change t-elle?
  • Comment définiriez vous à présent, l’hermétisme?

Vive la poésie !

Vivent les poètes et les amoureux de la poésie !

Je vous remercie !


Désiré Godonou

 

 

 

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Noire Venus de Carmen Toudonou : poésie de la sexualité féminine décomplexée.

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Disons les choses telles qu’elles sont : ainsi que le laisse supposer la photo de couverture, Noire Venus est surtout recommandée aux adultes.

En effet, c’est en grande partie de la littérature érotique. Certains vers peuvent vous choquer… Lire la suite de « Noire Venus de Carmen Toudonou : poésie de la sexualité féminine décomplexée. »